
L'association Boxing Beats mêle boxe Anglaise et soutien scolaire dans une salle de Boxe à Aubervilliers dans le 93. Avec l’aide de la Fondation Jean-Luc Lagardère, Boxing Beats met en place depuis mai 2007 des ateliers de slam pour les jeunes boxeurs.
L'association Boxing Beats, fondée par Saïd Bennajem, deux fois champion de France et sélectionné aux Jeux Olympiques de Barcelone, permet aux jeunes d’Aubervilliers de pratiquer la boxe anglaise, que ce soit en amateurs, en professionnels ou pour le loisir. En parallèle, Saïd Bennajem permet à ses adhérents de suivre des cours de soutien scolaire. « Il est important de concilier réussite scolaire et réussite sportive », affirme Saïd Bennajem. C’est ainsi que des ateliers ont pris corps, dans la mezzanine de la salle de boxe. Deux fois par semaine, une quinzaine d’adolescents bénéficient des conseils de deux étudiants. Deux heures de devoirs suivies de deux heures d’entraînement !
Depuis mai 2007, la Fondation Jean-Luc Lagardère permet également aux jeunes de l’association de s’initier au slam (écriture, interprétation). C’est Houcine Ben, du collective BouchAZoreill’ qui anime l’atelier. A la rentrée, les élèves se produiront de façon mensuelle sur une scène de la région parisienne pour se familiariser avec l’expression en public. Pour Said Bennajem, « le slam est une façon de s’exprimer autrement qu’avec des gants, c’est important pour les jeunes qui prennent ainsi confiance et progressent individuellement dans la vie de tous les jours ».
La Fondation Jean-Luc Lagardère participera à l’équipement d’une médiathèque, ouverte à tous les adhérents. A la rentrée, la fresque colorée qui orne déjà l’un des murs de la salle de boxe, sera par ailleurs prolongée tout autour des rings.
Exemplaire dans ses initiatives culturelles et éducatives, l’association Boxing Beats l’est aussi par ses résultats sportifs, ceux des filles en particulier. A l’image de Fatima, 16 ans, déjà double championne de France de Boxe anglaise, qui participe, elle aussi, aux ateliers slam.
"Tous ceux qui considéraient jusqu’ici l’écriture comme un défi impossible à relever, une forteresse infranchissable, parce que l’école, l’éducation, la vie sociale les renvoyaient à leurs propres incapacités, impuissances, ou vulnérabilités, commencent peu à peu à se débarrasser de leurs appréhensions et découvrent comme par enchantement le pouvoir des mots". Stéphane Martinez, auteur de Slam entre les mots, Anthologie, édition La Table Ronde