
PROJET PRIMÉ : Dresser le portrait satirique d’une génération qui évolue à la fois dans une ville très concrète et dans les réseaux abstraits qui font le monde d’aujourd’hui.
Jakuta s'est vu décerner la Bourse Goncourt du premier roman, en mars 2008 pour Corps Volatils, paru en aout 2007 aux Edtions de l'Olivier
Depuis toujours, Jakuta Alikavazovic se dit préoccupée par les langues : le serbo-croate acquis d’un père monténégrin et d’une mère poète bosniaque, le français dont elle aime la sonorité et les termes rares, et l’anglais qui la passionne et auquel elle a consacré toutes ses études supérieures. « J’aime la plasticité de la langue anglaise, les inventions quotidiennes qui la dynamisent », s’enthousiasme-t-elle. Fille unique, elle revendique, dès son enfance solitaire, une forte affinité pour la fiction, apprend à lire pour mieux écrire. Brillante élève, elle hésite un temps entre les sciences dures, l’architecture mais préfère enrichir sa culture générale et son goût pour la littérature, en préparant une agrégation d’anglais. Mais, les études ne sont pas tout. A l’ENS, Jakuta s’accorde deux années sabbatiques l’une comme lectrice dans une université écossaise, l’autre pour voyager. A Glasgow, choisie pour son caractère romanesque, elle découvre une ville dynamique à l’architecture aussi riche que variée. Elle parcourt ensuite l’Europe jusqu’à Istanbul, en train pour garder la maîtrise du temps et des distances. A chaque retour en France, elle poursuit sa formation – actuellement une thèse d’anglais sur l’art américain- et écrit un livre. Deux ouvrages pour la jeunesse à la narration et au style complexes lui ouvrent la voie de la littérature adulte. Elle publie deux romans exigeants, Histoires contre nature et Corps volatils. Le troisième, L’effet Meissner, au ton plus léger, devrait enfin lier sa passion des mots et de l’architecture. Une première pour Jakuta, qui ne revendique aucun lien entre ses études, l’enseignement et ses livres. «Architecte, j’aurai quand même écrit », prévient-elle. Et voyagé, en Inde, pays qui l’a profondément marqué, et où elle se verrait bien s’installer.
Age : 28 ans I Passions : Le film noir américain des années 40 et 50, l’art moderne et contemporain, l’architecture et la langue anglaise I Philosophie de vie : Elle n’en a pas. I Ambitions : Faire de mon mieux I Ecrivains préférés : Gustave Flaubert, Jules Barbey d’Aurevilly, James Graham Ballard et Kurt Wonnegut.
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Jakuta Alikavazovic est lauréate de la Bourse Goncourt du premier roman avec Corps volatils paru aux Editions de l’Olivier en août 2007.
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Résumé du roman Corps volatils
Détachés du monde qui les entoure, Colin et Estella semblent vivre sous l’emprise des fragments perdus de leur enfance.
Dans un Paris assombri par une pluie noire et apocalyptique, ils se frôlent ou s’évitent. Tandis que Colin se livre à un trafic de narcotiques, Estella mène un inquiétant jeu de piste autour de son père disparu, John Volstead. Auteur d’une œuvre mythique, Les Narcissiques anonymes, Volstead passait ses journées à déambuler en peignoir blanc dans le sous-sol de sa maison tapissée de livres.
Comme, avant eux, André Breton, Gérard de Nerval ou Villiers de l’Isle Adam, les deux jeunes gens dérivent dans un monde nocturne peuplé de signes que le destin semble leur adresser.