
PROJET PRIMÉ : enregistrer son premier album solo.
Pauline sourit. Elle n’a pas l’habitude de parler d’elle. Elle a 26 ans et son nom de scène sonne outre-Atlantique : Mina Tindle. Mais elle est née à Paris et ses origines sont espagnoles. Dans sa famille, on chante de mère en fille comme d’autres se passent les bonnes recettes. On écoute de la musique, on pousse la chansonnette à la fin des repas. À aucun moment, Pauline n’envisage d’être chanteuse, ou musicienne. La preuve : elle ne suit pas de cours de musique et ne connaît rien au solfège. Scolarité : normale ; études d’histoire de l’art parce que ça l’intéresse, école de communication. Premier boulot : au festival des Eurockéennes de Belfort. Une expérience unique jalonnée de ces rencontres qui marquent un parcours. Elle a 21 ans, l’oreille musicale et se dit Oui, pourquoi pas, la musique. Elle compose trois chansons qu’elle met en ligne sur MySpace, comme on jette une bouteille à la mer. Les organisateurs des Eurockéennes les découvrent et lui font « un beau cadeau » : il l’invite à jouer au festival Génériq. « C’était comme une mini tournée », se souvient Pauline. Elle part vivre aux États-Unis. Son appartement se trouve au-dessus d’un bar. Impossible de fermer l’œil, à cause des concerts. Quitte à ne pas dormir, autant être sur scène ! Pendant un an, elle va y jouer certains soirs, essayant des arrangements, des compositions. En 2008, après quelques voyages, elle rentre à Paris. Elle s’entoure de musiciens talentueux, enchaine les collaborations, les concerts et les premières parties. Bientôt sortira son premier album solo. Ce n’est que le début de l’histoire.
Pourquoi Mina Tindle ?
C’est un clin-d'œil au réalisateur Mankiewicz.