
PROJET PRIMÉ : « extension parallèle » une installation interactive qui récrée la course du soleil.
Face à une installation de Marie-Julie Bourgeois, le visiteur reste, un moment, médusé. Quelque chose se passe. Dans « L’extension du vide » Marie-Julie Bourgeois détourne le phénomène de prolifération des caméras de surveillance. Le visiteur est traqué par une camera invisible dont on ne perçoit que l’ombre blanche projetée sur un mur. Elle le suit, telle une bête. Le comportement anthropomorphique de la caméra déroute. L’art de Marie-Julie Bourgeois questionne le monde à travers une expérience ludique.
Née à Paris en 1981, Marie-Julie s’est très tôt intéressée à la vidéo. « Une caméra en main, se souvient-elle, je me suis tout de suite sentie à l’aise ». Ça lui paraissait un medium plus pertinent pour ses recherches plastiques que la photo. Après le bac, elle suit des études en communication visuelle, intègre ensuite le mastère de l’ENSCI et en ressort avec les félicitations du jury. En septembre, elle a fait sa rentrée en cycle de recherche aux Arts Déco. Être artiste ne s’improvise pas. Marie-Julie Bourgeois multiplie les expériences et les rencontres. Elle s’entoure d’artistes aussi jeunes que talentueux ; c’est bien connu, le talent attire le talent. C’est une histoire d’émulation. Il naîtra de ces rencontres des projets comme « Extension parallèle » récompensé par La Fondation Jean-Luc Lagardère, où elle retrouvera Julien Bréval, un ami musicien. « Il y a une compatibilité artistique et de travail. », confie-t-elle. Résultat à découvrir très bientôt dans une prochaine exposition.
Votre Who’s who personnel ?
Marie Sester, Nam June Paik, Michel Gondry, Olafur Eliasson…