
PROJET PRIMÉ : réaliser un reportage exhaustif et complet sur la situation au Kurdistan.
Certaines vocations s’imposent sans que l’on sache pourquoi. Julien, par exemple, n’avait pas plus de raison de devenir photographe qu’astronaute. Mais dès 7 ans, c’est très clair pour lui, il sera photographe. Voilà de quoi étonner ses parents. À 14 ans, il reçoit enfin son premier « vrai » appareil photo, mais Julien préfère avant tout tirer ses photos ; il passe son temps libre dans la chambre noire. Le bac en poche, il souhaite travailler au plus vite et si possible, dans un métier en rapport avec la photo. Il entre chez Magnum, d’abord comme stagiaire, ensuite comme assistant de la rédactrice en chef. Quand on le félicite d’avoir intégrer si rapidement la prestigieuse agence, il fait un pas de côté : « C’est facile de faire un stage chez Magnum ! » Quatre ans plus tard, avec la conviction d’être sur la bonne voie, il décide de se lancer dans le photojournalisme. Il tient particulièrement à la notion de « journalisme ». Il réalise deux reportages jamais publiés mais qui lui permettent de se faire connaître auprès des rédactions. Puis arrive le 11 septembre 2001, il part à New York sur le terrain. Julien est lancé. Il enchaine alors les reportages notamment en Europe de l’Est. Il suit la révolution orange en Ukraine, se rend en Transnistrie, une république auto-proclamée de Moldavie, parcourt le monde, appareil en bandoulière. Géo, Le Monde 2, Newsweek et le New York Times… publient régulièrement son travail. Prochainement, il part au Kurdistan. On espère qu’il en fera un livre.
Le magazine idéal pour publier ?
« Le National Geographic US et Géo, bien sûr ! »