Au cours d’un voyage à vélo – entre Montauban et Vladivostok – Elena découvre que la photographie est pour elle bien plus qu’une passion : « Le photojournalisme m’a tout de suite attirée », dit-elle avec un léger accent russe. Photographier pour montrer. Mais aussi pour comprendre. Abandonnant son métier d’architecte, elle réalise quelques reportages, dont un toujours en cours, sur un village français.
Pour sont projet, Elena s’intéresse à une ville située au Nord du cercle polaire. « Ma mère a grandi dans une ville polaire », explique-t-elle comme pour justifier son choix. La vie y est très rude : deux mois de jour, deux mois de nuit.
Elena veut « étudier » le quotidien des habitants de Norilsk, ville industrielle d’environ 200 000 habitants. « Comment l’homme peut-il s’adapter aux conditions extrêmes du Grand Nord ? », se demande-t-elle. Pour le savoir, elle fera trois longs séjours à Norilsk. Le premier pour observer, pendant la nuit polaire, les activités du jour. Le deuxième, pour les activités de nuit pendant le jour. Et le troisième se concentrera sur l’activité industrielle de la ville. Ensuite, elle espère bien publier un portfolio, exposer son travail et, si possible, publier un livre.